Marquage au sol : ce que dit le code de la route

Par Pierre Rousseau

Publié le 07/02/2026

Marquage au sol : ce que dit le code de la route

Sur la route, une ligne continue, un zébra, une flèche au sol ne sont jamais anodins. Ces repères guident vos trajectoires, organisent les priorités et réduisent les risques. Le code de la route encadre précisément leur lecture et leur respect. Voici ce que tout conducteur doit connaître pour décoder chaque marquage au sol et éviter les erreurs coûteuses.

💡 À retenir

  • En France, 30% des accidents de la route sont liés à une mauvaise signalisation.
  • Le marquage au sol est essentiel pour la régulation de la circulation.
  • Chaque couleur de marquage a une signification légale précise.

Qu’est-ce que le marquage au sol ?

Le marquage au sol regroupe l’ensemble des signes peints sur la chaussée qui complètent les panneaux et les feux. On parle de signalisation horizontale. Lignes, flèches, pictogrammes, zébras, damiers ou inscriptions dictent les trajectoires, matérialisent les voies, fixent les priorités et délimitent les zones de stationnement.

Il s’agit d’un langage visuel normé que tout usager doit connaître. Il s’applique jour et nuit, par beau temps comme sous la pluie. En cas de doute, un principe simple aide à garder le cap : si le sol parle, on l’écoute, car son message est souvent plus immédiat que celui des panneaux.

Définition et importance

Au-delà de la peinture, le marquage au sol organise l’espace routier. Il canalise les flux, sécurise les croisements, protège les traversées piétonnes et la circulation des vélos. Dans une rue étroite, il répartit le stationnement; sur une nationale, il signale l’interdiction de dépassement; en zone de travaux, il reconfigure temporairement les voies.

Son rôle est crucial pour la sécurité routière. Une ligne mal lue et c’est un dépassement dangereux. Un zébra franchi, et vous vous placez au mauvais endroit. Lire tôt et correctement le marquage au sol, c’est anticiper les risques et réduire les conflits d’usage.

Les différents types de marquages

Les lignes de rive et d’axe guident la trajectoire et définissent les zones franchissables ou non. Une ligne discontinue autorise, sous conditions, un changement de voie ou un dépassement. Une ligne continue l’interdit. Les doubles lignes mêlent ces sens : si la ligne près de vous est discontinue, vous pouvez franchir; si elle est continue, vous devez rester dans votre voie.

Les zones hachurées (zébras) signalent des îlots de séparation ou des zones interdites à la circulation. Les flèches indiquent la direction obligatoire de la voie, la pré-sélection avant un carrefour ou la fin d’une voie de dépassement. Au sol, la ligne d’arrêt matérialise l’emplacement exact où s’immobiliser à un STOP ou à un feu rouge. Des triangles inversés au sol marquent le cédez-le-passage.

Marquages temporaires et permanents

En chantier, le marquage temporaire réorganise la chaussée. Il est généralement peint en jaune et prévaut sur les marquages habituels. Même si l’ancien tracé blanc reste visible, c’est le jaune qui fait foi. Anticipez ces changements en ralentissant et en lisant la séquence de flèches, chicanes et lignes dès leur apparition.

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Le marquage au sol temporaire peut rétrécir les voies, déplacer un axe central, inverser une priorité ou créer une voie partagée. De nuit, les catadioptres et peintures rétroréfléchissantes renforcent sa visibilité. Sur route, gardez des distances plus longues, car l’alignement de la voie change parfois à la dernière seconde.

Marquages spécifiques (piétons, cyclistes)

Les passages piétons en bandes blanches imposent de céder le passage aux piétons engagés ou clairement décidés à traverser. La ligne d’arrêt avant un feu protège aussi ce passage. À proximité des écoles, l’approche est souvent renforcée par des pictogrammes ou des zébras élargis.

Pour les vélos, une bande ou une piste est matérialisée par un pictogramme de bicyclette et une ligne. Si la ligne est continue, les véhicules motorisés n’ont pas à y pénétrer. Si elle est discontinue, ils peuvent la couper pour tourner, en cédant bien sûr la priorité aux cyclistes. Devant certains feux, un sas vélo au sol crée un espace d’attente réservé aux cyclistes, que les voitures doivent laisser libre.

Règles du code de la route

Règles du code de la route

Le marquage au sol a la même valeur que la signalisation verticale. Il indique des obligations, des interdictions et des permissions. Franchir une ligne continue, circuler sur un zébra, ignorer une flèche de direction ou s’arrêter sur une bande cyclable sont des infractions. À l’inverse, une ligne discontinue autorise une manœuvre, si elle est réalisée sans danger ni gêne.

La règle clef est la cohérence des indices. Une ligne d’effet de STOP impose l’arrêt complet avant la ligne. Une série de triangles au sol annonce un cédez-le-passage. Des flèches de rabattement annoncent la fin de voie. Les pointillés se resserrent avant une ligne continue pour prévenir l’interdiction à venir. Lire ces indices tôt permet de choisir la bonne voie sans coup de volant tardif.

Obligations des conducteurs

  • Respecter l’interdiction de franchir les lignes continues et les zébras, même si la visibilité semble bonne.
  • S’arrêter avant la ligne d’effet d’un STOP ou d’un feu rouge, pas après.
  • Suivre les flèches de direction au sol et se pré-positionner suffisamment tôt.
  • Laisser libres les sas vélos et ne pas circuler sur les bandes cyclables.
  • Prioriser le marquage temporaire en jaune lorsqu’il diffère du marquage blanc permanent.

Signification des couleurs

La couleur transmet une information juridique claire. Le marquage au sol permanent est généralement en blanc. Il trace les voies, les lignes d’axe, les passages piétons, les flèches, les places de stationnement classiques. C’est la base de lecture au quotidien.

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Le jaune signale un caractère temporaire ou une restriction particulière. Sur la bordure d’un trottoir, une ligne jaune continue interdit l’arrêt et le stationnement, alors qu’une ligne jaune discontinue interdit le stationnement mais autorise l’arrêt bref. Sur la chaussée, le jaune prend la main sur le blanc en phase de travaux ou d’événements exceptionnels.

Le bleu désigne le stationnement réglementé de type zone bleue et aide à repérer certaines places réservées, notamment les emplacements PMR dont le symbole fauteuil peut apparaître sur fond bleu. Dans ces zones, le disque de stationnement et la durée maximale s’appliquent, même si la chaussée semble peu occupée.

Dans certaines villes, des revêtements colorés enrichissent la lecture sans changer la règle. Un couloir de bus peut être peint en rouge et une piste cyclable en vert, mais c’est le marquage au sol qui fixe l’autorisation d’y circuler ou non. Fiez-vous d’abord aux lignes et aux pictogrammes.

Sanctions liées au non-respect

Ignorer le marquage au sol expose à des contraventions, à un retrait de points et parfois à une immobilisation du véhicule. Les infractions liées aux lignes (franchissement d’une continue, circulation sur un zébra), aux lignes d’arrêt (STOP, feu rouge), aux voies réservées (bus, vélos) et au stationnement matérialisé sont fréquemment relevées par les forces de l’ordre et par des dispositifs automatisés.

Selon la gravité, l’amende forfaitaire varie généralement de 35 € à 135 €, avec un retrait pouvant aller de 1 à 4 points. En cas de non-respect d’un feu rouge ou d’un STOP, la perte de points est significative. Des caméras peuvent contrôler bus et pistes cyclables dans certaines agglomérations. Accumuler ces manquements pèse aussi sur l’assurance, qui considère le non-respect du marquage comme un facteur de risque.

Exemples de violations

  • Franchir une ligne continue pour dépasser : amende souvent de 135 € et retrait pouvant aller jusqu’à 3 points.
  • S’arrêter après la ligne d’effet d’un STOP ou d’un feu : amende et points retirés selon la situation (feu rouge plus sévère).
  • Rouler sur un zébra ou un îlot peint : amende et risque aggravé en cas de manœuvre dangereuse.
  • Circuler en couloir de bus ou sur une bande cyclable sans y être autorisé : amende, contrôle fréquent en zone urbaine.
  • Stationner hors des emplacements matérialisés, sur un marquage jaune ou sur une place PMR non autorisée : amende, mise en fourrière possible.

Pour éviter l’infraction, le meilleur réflexe est d’anticiper. Regardez loin pour lire l’évolution des pointillés, repérez les flèches de pré-sélection, adaptez l’allure à l’approche d’une zone jaune temporaire, vérifiez les pictogrammes au sol avant de vous engager dans une voie. En ville, méfiez-vous des zébras d’îlot qui précèdent une séparation physique; sur route, guettez le resserrement des pointillés annonçant l’interdiction de dépasser.

Pierre Rousseau

Je suis Pierre Rousseau, passionné de vélo et de sport. Sur mon blog, je partage mes aventures, conseils et découvertes pour inspirer les autres à adopter un mode de vie actif et à explorer le monde à deux roues. Rejoignez-moi dans cette belle aventure !

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